Floraison simultanée des graminées
Aucune perte de rendement due aux épis dans l’herbe et la garantie de pouvoir compter sur un rendement prévisible, tant en tonnes qu’en qualité : c’est le grand avantage de semer des mélanges de graminées qui présentent une floraison simultanée. Barenbrug applique la synchronisation de floraison dans la plupart de ses mélanges de semences de graminées.
Faible valeur alimentaire de l’herbe en floraison
L’herbe en floraison cesse de croître, se digère mal et ses tiges florales contiennent peu de protéines et de sucres (voir encadré). Elle perturbe fortement l’ingestion de nutriments des vaches au pâturage. Surtout quand un éleveur souhaite faire pâturer de grands troupeaux tout en maintenant une production laitière constante, il s’attend à une qualité d’herbe régulière et prévisible, tant en tonnes qu’en teneur nutritive. Les analyses confirment la moindre valeur fourragère de l’herbe en floraison : elle contient 150 VEM de moins que l’herbe non florissante. À 10 kg de MS ingérés par jour, cela représente 7 à 8 litres de lait de différence. En pratique, les éleveurs compensent par plus d’aliments concentrés, ce qui pénalise la KringloopWijzer, coûte plus cher et oblige à apporter davantage de structure. Peu intéressant, donc.
Une ensilage idéal à 950 VEM
Même pour la fauche, une herbe en floraison n’est pas idéale. Dix jours avant que l’inflorescence ne soit visible au-dessus du couvert, la masse foliaire est maximale et la valeur fourragère ainsi que le rendement en tonnes sont au plus haut. Fauche avec épis = ensilage à plus faible valeur. La période de restitution est aussi beaucoup plus longue quand on fauche en floraison, ce qui réduit le rendement annuel. De plus, les feuilles basses meurent, l’appétence chute et les champignons s’y développent, ce qui dégrade l’ingestion et la conservation du silo d’herbe. L’ensilage d’herbe idéal contient 950 VEM, 18 % de protéines brutes et 480 g de NDF (parois cellulaires). Cette valeur n’est atteignable que si l’herbe n’a pas fleuri. Avec une herbe de qualité, les vaches atteignent plus facilement 10 000 kg de lait. C’est un gros atout dans le cadre de la législation actuelle sur le phosphore, qui encourage une production laitière élevée. Et comme beaucoup de lait issu du fourrage se traduit par un haut rendement (coûts alimentaires bas), un bon fourrage est vital pour l’éleveur.
Période de floraison prévisible
Il est donc crucial d’éviter la floraison après la deuxième coupe. Si vous testez vous-même, vous verrez que les variétés mi-précoces initient une inflorescence à la base de la tige vers le 15 mai. Si, lors de la deuxième coupe, vous fauchez au-dessus de cette inflorescence, la troisième coupe montrera immanquablement beaucoup de tiges. Pour les variétés tardives, c’est pareil, mais l’initiation florale survient plus tard, vers le 23 mai. Comme les mélanges BG combinent des variétés mi-précoces et tardives, il y a toujours un moment où ça coince : fin mai, en juin et en juillet, il y a de l’herbe en floraison au pâturage. Ces mélanges sont donc difficiles à gérer. La combinaison mi-précoce/tardive impacte négativement le rendement, tant en tonnes qu’en qualité, de la 2e à la 4e coupe. Dans les années 60 à 90, ce n’était pas un problème : la production laitière était plus faible et la diversité des rythmes de croissance était vue positivement. Aujourd’hui, avec l’exigence d’une herbe de très haute qualité pour produire beaucoup de lait, une floraison étalée est dépassée.
Structure additionnelle avec NutriFibre
Les éleveurs qui veulent plus de structure via l’herbe ne doivent pas retarder la récolte, mais utiliser Structuur. Ce mélange intègre la technologie NutriFibre à base de fétuque roseau à feuilles souples. Son feuillage grossier apporte beaucoup de structure et de masse. Plus besoin donc d’ensiler des tiges florales « pour la structure ».
Synchronisation des dates de floraison
L’énorme avantage d’une floraison simultanée, c’est des rendements prévisibles et homogènes, en quantité comme en qualité. La synchronisation de floraison convient donc particulièrement bien à l’élevage laitier moderne, où la facilité de travail doit aller de pair avec une production laitière élevée et constante.