Posez dès maintenant les bases d’une bonne saison de l’herbe au printemps.
Prêter attention à la préparation hivernale de vos prairies à l’automne rapporte largement au printemps. Vous voulez récolter l’année prochaine un fourrage de haute qualité avec un rendement élevé ? Avec ces sept conseils, vous augmentez assurément vos chances de réussite.
Conseil 1 : Réglez votre faucheuse plus bas
Fauchez l’herbe plus court que d’habitude lors de la dernière coupe. Nous recommandons de régler la faucheuse à 4 à 5 cm pour la dernière fauche. Cela ralentit la repousse et évite que l’herbe entre en hiver trop haute. Avec une végétation courte en hiver, vous réduisez le risque de champignons à la base du gazon et de dégâts dus au gel. De plus, une herbe trop longue au printemps est difficile à fertiliser, ce qui peut vous obliger à reporter la fertilisation de printemps après la première coupe.
Conseil 2 : Ne laissez pas d’andains derrière vous
Assurez-vous qu’aucun andain ne reste après la fauche ou le broyage, y compris dans les coins de votre parcelle. Les andains laissés favorisent le développement de champignons. En plus de favoriser les champignons, les andains restants étouffent également le gazon. Cela entraîne la disparition des bonnes graminées et donne au pâturin commun l’opportunité de s’installer dans votre prairie.
Conseil 3 : Travaillez sur le pH
Après la dernière coupe, vous pouvez chauler vos prairies. Un dicton bien connu dit : « avant l’hiver, appliquez la chaux ». Cela permet de rétablir le pH de votre sol et d’éviter l’acidification. Tout dépend principalement d’un bon pH et d’une bonne structure du sol. Pour un entretien normal, la recommandation est de 1 tonne de chaux par hectare. Pour restaurer le sol, vous pouvez appliquer jusqu’à 3 tonnes de chaux. Vérifiez donc d’abord l’analyse de sol avant de chauler.
Conseil 4 : Évaluez la qualité de vos prairies
Après la dernière coupe, il est temps d’évaluer vos pâturages. Faites un tour et observez quelles zones de gazon sont clairsemées ou touchées par les larves ou les campagnols. Vous êtes confronté à ce problème ? Dans ce cas, il est conseillé de sursemer ces parcelles. L’expérience montre qu’avec le sursemis et le désherbage effectués à l’automne, on obtient de meilleurs résultats qu’au printemps. Cette année restera dans les annales comme l’année la plus chaude jamais enregistrée. L’automne se caractérise également par des températures élevées. Vous pouvez donc sursemer sans problème jusqu’à la mi-novembre. Par sécurité, choisissez un mélange qui germe bien à des températures plus basses, comme le mélange Sursemis de Barenbrug.
Conseil 5 : Élaborez des plans de fourrage pour l’année prochaine
Gouverner, c’est prévoir. En fixant dès maintenant des objectifs pour votre production de fourrage, vous pouvez déjà élaborer, avec votre entrepreneur ou votre conseiller, des plans pour les atteindre. Ainsi, vous pouvez faire réaliser une analyse de sol dès décembre. Vous aurez alors largement le temps d’établir un bon plan de fertilisation. Vous saurez ainsi exactement, en février, comment fertiliser vos parcelles. Encore mieux : faites également analyser votre lisier. Avec ces informations, vous pourrez compléter le sol avec les bons minéraux.
Conseil 6 : Gérez de façon ciblée le niveau de la nappe phréatique
Après la rénovation des prairies et du sol, il est temps de passer aux véritables travaux d’hiver. Qu’en est-il de l’évacuation de l’eau sur vos parcelles ? Les flaques d’eau sur vos prairies nuisent à la vie du sol et au gazon. Voyez ce que vous pouvez faire pour mieux contrôler le niveau de la nappe phréatique. De nombreux syndicats des eaux travaillent activement à des solutions de gestion contrôlée de l’eau. Leur objectif est d’évacuer l’excès d’humidité pendant les mois d’hiver, puis de retenir l’eau à partir du printemps afin d’éviter le dessèchement des cultures. Renseignez-vous auprès de votre syndicat des eaux pour savoir ce qu’il peut faire pour vous.
Conseil 7 : Prévoyez du temps pour les autres travaux d’hiver
Enfin, planifiez d’autres travaux hivernaux. Pensez, par exemple, à l’entretien des éléments paysagers comme la taille des haies bocagères. Avec une haie bien entretenue, vous limitez l’ombre sur l’herbe et la perte d’humidité. Il est également utile de lutter contre les taupes durant cette période. Cela vous évite d’avoir trop de cendres brutes dans l’ensilage d’herbe l’année suivante. Chaque 10 grammes de cendres brutes réduisent la valeur alimentaire de 20 UFL. Avec toutes ces préparations, vous démarrez le printemps prochain sur les chapeaux de roue en matière de production fourragère !
Gazon résistant à l’hiver et persistant
La façon dont les prairies sortent de l’hiver dépend en grande partie de la résistance au froid et de la persistance du gazon. De plus, ces deux caractéristiques garantissent la longévité de vos prairies. Les spécialistes de Barenbrug savent à quel point cela est important et en tiennent compte dans la composition de leurs mélanges de semences de graminées. Comme son nom l’indique, le mélange Persistent est composé de variétés qui obtiennent d’excellents résultats en termes de résistance à l’hiver et de persistance.